Le grésillement du steak ou la justification de la pigeonade

Bonjour,

il y a des phrases, qui au fil des ans, deviennent (parfois à  tort ?) des vérités intangibles, des formules, des axiomes.
Bien sûr, le milieu du marketing Internet n’échappe pas à  leur utilisation (c’est aussi son fond de commerce) :

- « L’or est dans la liste »,
- « Le contenu est roi »,
- etc.

Je me faisais une reflexion au sujet de l’une d’elle :
« Vous devez vendre le grésillement, pas le steak ».

Hors du cadre de la boucherie ou de la restauration, l’idée reste séduisante :
vendre, mettre en avant le bénéfice du produit pas le produit.

Comment ne pas être d’accord avec cette idée qui semble avoir fait ses preuves ?
Je ne suis pas d’accord (enfin, pas tout à  fait).

Pourquoi ? je vais vous le dire en 1 mot :

Pigeon.

« Vendre le grésillement, pas le steak » peut aussi vouloir dire ne pas vendre le steak ou vendre du steak de pigeon là  où le client voit du bœuf !

Il me semble que c’est une mauvaise idée d’enfler à  outrance les bénéfices d’un produit ou d’un service inexistant ou peu efficient.
C’est d’ailleurs un moyen facile de repérer les bonimenteurs ou les escrocs, ils ont tendance à  survendre (à  outrance).

Qui cherche trouve et à  absolument vouloir trouver des bénéfices l’on finit par les inventer.
Ne serait-il pas plus judicieux de travailler sur l’offre ?

J’ai vu des sites Internet très mal fait qui vendent parce qu’ils ont une offre qui tient la route.
Cela n’empêche pas d’ajouter un peu de « grésillement », mais ils ont d’abord une offre, une vraie.
Une offre que vous seriez idiot de refuser. C’est leur fond de commerce.

Vous reprendrez bien un peu de steak de pigeon ?
Ou vous préférez l’entrecôte du chef ? Elle est à  moitié prix aujourd’hui et nous offrons le vin avec.

Amicalement,

signature Eric Cardonnel

Eric Cardonnel
Global Net Concept’„¢